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MiroirsVictor Segalen

Ts’ai-yu se mire dans l’argent poli afin d’ajuster ses bandeaux noirs et les perles sur ses bandeaux.
Ou si le rouge est trop pâle aux yeux, ou l’huile blanche trop luisante aux joues, le miroir, avec un sourire, l’avertit.
Le Conseiller s’admire dans l’histoire, vase lucide où tout vient s’éclairer : marches des armées, paroles des Sages, troubles des constellations.
Le reflet qu’il en reçoit ordonne sa conduite.
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Je n’ai point de bandeaux ni perles, et pas d’exploits à accomplir. Pour régler ma vie singulière, je me contemple seul en mon ami quotidien.
Son visage, — mieux qu’argent ou récits antiques, — m’apprend ma vertu d’aujourd’hui.

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Publié dansPoètesVictor Segalen

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